Est-ce qu’on choisi vraiment de trop penser ? Est-ce qu’on naît avec une activité mentale surélevée ? Il y a quelques années, mon psy, à la fin de notre premier rendez-vous m’invite à découvre des livres sur les « adultes surdoués », et « haut potentiels ». À ce moment là, ça m’aide et ça me soulage de savoir que je ne suis pas seule à avoir ces pensées qui fusent et se déploient à toute vitesse et dans des milliers de directions différentes. Mais aujourd’hui, je réalise, après avoir subi les effets de la suranalyse, qu’en fait j’ai le choix. J’ai le choix d’utiliser mon mental ou non, de l’activer ou de le laisser endormi.

En méditation, on apprend à observer les pensées et on comprend que les pensées ne sont pas nous. En spiritualité, on peut associer les pensées à l’ego. Mais finalement, ces pensées, nous les contrôlons. Si elles ne sont pas de nous, nous pouvons malgré tout en aiguiller la direction, ou du moins nous pouvons placer choisir là où elles puisent leur énergie et leur vibration.

Je ne suis pas certaine d’être claire, et je ne prétends être une quelconque experte, mais ce sont les mots qui émanent de moi pour exprimer ce que j’observe et comprends.

Depuis une paire d’années maintenant, je me sens quelque peu paralysée par l’idée de prendre des décisions. Qu’importe le niveau de la décision, pour un petit choix comme choisir ce que je vais prendre pour le petit-déjeuner ou pour de plus grands choix comme, est-ce que je me lance dans cette relation, est-ce que je vais à tel endroit, etc. Et cette anxiété, il semble que je l’ai nourri moi même avec des pensées. Les pensées sont des formes, des vibrations. Je ne peux pas pleinement dire que j’ai choisi ces pensées, mais c’est plutôt que je me suis placée à l’écoute d’un certain de niveau de vibrations qui a fini par m’ensevelir sous les peurs.

Maintenant, je vois que le choix est le mien, je n’ai pas besoin de me questionner, d’utiliser le mental, pour savoir si je dois faire ou non quelque chose. Lorsque j’étais enfant, et même plus tard, j’avais cette fougue, cette manière de foncer lorsqu’une envie, un projet s’éveiller dans mon coeur. Et puis, je me suis mise à avoir des doutes, et à toujours demander au mental, une validation. Et biensûr, le mental, l’ego, avait toujours une multitude d’arguments pour taire les mots du coeur.

Le mental est mon outil. Je n’ai pas à me laisser engloutir par lui. Si je reprends mon pouvoir, si je choisis de croire que je suis moi même responsable de mon propre bonheur, alors je peux utiliser le mental pour manifester les sublimes choses que je souhaite créer dans ma vie. Comprendre que le mental est à mon service est un si grand et doux pas.

Le mental, c’est aussi cette voix, qui lorsqu’on fait quelque chose, parle à quelqu’un, vient apporter des jugements et comprimer l’ouverture du coeur. J’ai compris que je pouvais choisir de ne pas l’écouter. Simplement la laisser parler dans un coin sans y prêter la moindre attention, mais sans pour autant la juger ou vouloir qu’elle disparaisse, juste la laisser de côté.

Le retour au coeur est la réponse. Ce retour ne peut se faire mentalement. Il est votre, notre état « naturel ». Il suffit de se laisser porter sans poser de questions. Le mental parfois reprend le dessus, et ce n’est pas grace. On apprend à ne pas se flageller, à simplement apprécier la vie dans le coeur, et à y revenir tendrement et délicatement, de plus en plus souvent. Ansi, c’est comme si on se musclait. On muscle le retour au coeur. Et c’est de plus en plus facile d’y revenir.

Aujourd’hui, je choisis d’écouter mon coeur. J’ai envie de faire quelque chose ? Je n’ai pas besoin de validation, je fonce. Et si mon coeur m’oriente autre part, alors je le suis. Et j’appelle le mental comme allié pour réfléchir sur mes projets et les manifester.

Je ne sais pas si mon histoire a pu vous inspirer, je serais ravie de lire votre histoire

bons baisers

Coralie