J’ai rapporté d’un des ateliers auxquels j’ai participé à Munnar, Inde, une coupe de tissu préparée au myrobolan. Le myrobolan est un ingrédient que je ne connaissais pas. Il donne un aspect verdâtre pâle au tissu et une odeur légèrement terreuse.

C’est en fait le fruit du badamier, présent en Inde, au Népal et en Amérique du Sud.

Fruit desséché du badamier autrefois utilisé en pharmacie pour ses propriétés purgatives et en tannerie pour ses propriétés tannifères. “On connaît, en pharmacie, sous le nom de myrobalans, cinq sortes de fruits desséchés qui viennent de l’Inde et de l’Amérique” (LittréRobin1858). cnrtl

En teinture, donc le myrobolan peut servir de mordant ou même d’ingrédient de teinture.

La coupe de tissu rapportée avait servit pour dessiner quelques motifs à l’indigo. Mais il m’en restait un bon morceau et j’étais curieuse de le tremper dans des bains.

Le myrobolan peut servir de mordant grâce à sa tenance en tanins. En France, on pourrait utiliser, de la même manière, de la noix de galle ou du brou de noix pour préparer notre tissu avant la teinture.

Pour cette première exploration,
j’ai réalisé une décoction de deux grosses poignées de coques de noisettes.
Décoction dans environ 1L d’eau, pendant 2h.

J’ai retiré les coques puis laissé le bain s’oxyder légèrement avant de tremper un petit échantillon de tissu en coton, sec et imprégné de myrobolan, ainsi qu’un morceau de tissu en lin/coton blanc. Les deux échantillons ont trempé pendant plusieurs heures.

L’échantillon de gauche a été trempé dans le bain chauffé environ 2h puis laissé infusé dans le bocal tiède.

J’ai mis un échantillon (photo de droite) dans un extrait du jus de décoction et
je l’ai laissé plusieurs jours au soleil mais il n’y a pas eu de résultat.

Dans le but d’économiser de l’énergie,
j’ai essayé cette technique encore méconnue de la
marmite norvégienne !

C’est une technique utilisée en cuisine pour conserver la chaleur d’un plat le plus longtemps possible ou pour permettre de cuire durant plusieurs heures sans avoir à surveiller et sans utiliser d’énergie !

Donc, l’idée est d’avoir une boîte/malle/cuve dans laquelle on met un peu de rembourrage. En fait, on isole comme une maison qui veut garder la chaleur. Là, par exemple, c’est une vieille malle avec de la mousse récupérée et des petits coussins. Et au milieu de tout ça, on place notre plat tout chaud. Il peut rester presqu’aussi chaud que lorsqu’il est retiré du feu, pendant 24h !

Le résultat de l’échantillon que j’ai laissé pour ce test n’est pas probant mais cet concept m’enthousiasme beaucoup !

Je suis super heureuse de la couleur obtenue avec l’échantillon de myrobolan (échantillon droite) !
Pour ce qui est de l’échantillon en coton/lin blanc, la teinte est pâle mais je penses que cela peut servir de base pour un nouveau bain ! Peut-être un bain de pelures d’oignons ?

Les noix sont connues en teinture végétale pour leur tenance en tanin.
Les coques de noisette ne dérogent pas à la règle et peuvent donc servir,
tout comme le myrobolan ou la noix de galle, de mordant !

Le mordançage au tanin est une technique que j’apprécie et aime privilégier au mordançage par sel métallique.

Connaissez-vous le mordançage à la coque de noisette ?

Quels sont vos astuces pour réduire votre consommation d’énergie ?

Connaissez-vous la marmite norvégienne ?

Je serais ravie de lire vos retours 🙂